Daphné BALLY

 

 

w

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Daphné Bally

Home



Le dessin est pour moi un moyen et une fin. C’est un outil de réflexion et aussi ma manière d’observer le monde autour de moi. En ce qui concerne la technique, le geste doit être franc et direct. Je m’en sers pour réflechir à certaines questions autour de l’identité et la mémoire, collective et individuelle. Je m’intéresse aussi aux liens entre l’art et l’architecture, l’anthropologie et la poésie. Les circonstances de ma vie présente ont une grande influence sur mon travail: où je vis, où je vais, ce qu’il se passe dans le monde (l’actualité), et dans la rue. En d’autres termes, le lien entre l’art et la réalité. Voyager est à la fois une necessité et un outil dans le sens où ça modifie ma façon de voir les choses et ça me force à changer de perspective en me mettant hors de ma zone de confort.

Auparavant, le dessin m’a mené vers l’écriture, la photographie ou l’installation. En fait, je circule entre le dessin et ces autres disciplines.

Actuellement, je travaille sur le projet HOME, avec de l’aquarelle, du fusain et du crayon sur papier; je fais des petits dessins simples de maisons ou d’immeubles. Je souhaite former une grande collection de représentations d’habitats réels, en étudiant presque méthodiquement à travers l’art comment vivent les gens autour du globe. La méthode est la suivante: je prends des photos en voyage et je les utilise comme base pour mes dessins dans l’atelier. “Tristes Tropiques” de Lévi-Strauss a été un guide précieux pour ce projet. J’observe, analyse, compare, accumule.

Ce projet parle de notre mémoire collective et de comment nous habitons ce monde. Le projet précédent traitait de mes propres souvenirs (Loose Ends). Et avant ça j’ai travaillé sur le rapport entre la réalité, la fiction, la violence et l’humour (Violence).

Claude Lévi-Strauss, Roberto Bolaño, Georges Bataille et William Kentrigde sont quelques-uns de mes gourous.